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Auxiliaires de vie : un besoin vital de reconnaissance

Alenvi et d’autres structures d’aide à domicile ont lancé un questionnaire en période de confinement auprès d’un millier d’auxiliaires de vie. Cette initiative « Nous, auxiliaires ! » porte quatre propositions phares et une soif de reconnaissance des soutiers du médico-social.

« Trois pharmacies ont refusé de me délivrer des masques. Ça m’a fait mal. On n’est pas reconnus. On est toujours les derniers à être pris en compte. » Soafara Emile, elle le dit, aime passionnément son travail. Mais vraiment, là, elle en a marre d’être aussi peu valorisée malgré l’importance sociale de ce travail. Cette auxiliaire de vie travaillant pour Louvea à Nancy a participé à la réflexion suite à l’enquête conduite par le collectif L’humain d’abord. La force motrice de ce collectif qui a donné naissance à l’initiative « Nous, auxiliaires ! » est Alenvi, une structure alternative dans l’aide à domicile installée à Paris et à Lyon (lire notre reportage).

Miroir grossissant

Pour le co-fondateur d’Alenvi, Thibault de Saint-Blancard, « la crise sanitaire est un miroir grossissant des difficultés que vivent les auxiliaires de vie en temps normal. » Rien de nouveau au soleil, mais simplement une acuité plus forte aux problèmes. Pour Frédérick Bily, auxiliaire de vie de la structure nantaise À tous âges, « quand on arrive dans une famille, on est parfois considéré comme du personnel de maison. Les gens ne connaissent rien à notre travail. »

Plus de mille réponses

Le collectif L’Humain d’abord porté par quelques structures autour d’Alenvi a eu la bonne idée de lancer un questionnaire en pleine crise sanitaire via les réseaux sociaux. En une seule semaine, entre le 9 et le 16 avril, il a recueilli un bon millier de réponses.

Radicalité tranquille

Une forme de radicalité tranquille se dégage des résultats. 84 % considèrent que leur santé et celle de leurs proches sont mises en danger par leur travail. Une même proportion estime que leur salaire n’est pas satisfaisant. Ils sont également 71 % à considérer que la société ne prend pas en compte leur importance. Et un mois après le début de la pandémie, plus de la moitié des auxiliaires de vie expliquent manquer de matériel de protection. De façon symptomatique, plus de la moitié des répondants ne se sentent pas concernés par les applaudissements de 20 heures…

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